13.03.2009
Un tribunal administratif pour le 93
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02.09.2007
+ 23 agents techniques à Noisy le sec, 4 agents et demi à Drancy
Lancée en janvier, au milieu de l'année scolaire, au Bourget et à Drancy, la cantine gratuite s'étend dès cette rentrée à la ville de Noisy-le-Sec. Applaudie ou sifflée, la nouvelle mesure n'a pas manqué d'alimenter les débats ces derniers mois. Au Bourget - où les écoliers font leur rentrée ce matin, semaine de quatre jours oblige - et à Drancy, l'heure est déjà au premier bilan.
A Noisy-le-Sec où la ville s'est fixé l'objectif d'offrir le déjeuner à 100 % des enfants des écoles élémentaires, d'importants travaux d'aménagement ont été réalisés tout l'été et plusieurs dizaines d'agents ont été recrutés pour assurer le service.
Pas encore la ruée à Noisy-le-Sec. A l'école Pierre-Brossolette hier après-midi, les ouvriers s'activaient pour terminer l'installation d'un préfabriqué dans la cour de récréation. Il accueillera le centre de loisirs, libérant ainsi de l'espace pour agrandir le réfectoire de l'école. Installation de bâtiments provisoires dans trois écoles, rachat d'électroménager, de tables, de chaises, travaux d'agrandissement des locaux, pas moins de 600 000 € ont été investis par la commune. « Nous en avons profité pour mettre des cantines aux normes. Sur cette somme, seuls 200 000 € sont directement imputables à la mise en place des cantines gratuites », calcule Nicole Rivoire, la maire (MoDem). Côté fonctionnement, le déjeuner offert représente un manque à gagner de 300 000 € pour la municipalité.
Dans certaines écoles, la ville s'attend déjà à trois services au lieu de deux. Une coordinatrice, neuf responsables d'office et treize agents supplémentaires ont été recrutés tandis que plusieurs dizaines d'employés communaux deviendront animateurs entre midi et deux. Seule ombre au tableau, 1 680 des 2 776 écoliers en élémentaire - soit 60 % - se sont pour l'heure inscrits à la cantine, c'est moins que l'an passé où 70 % des petits Noiséens mangeaient à l'école. On est encore loin des 100 % de fréquentation espérés par la mairie. « Nous avons rallongé les délais d'inscription. Comme souvent, beaucoup de familles s'inscriront au dernier moment », pronostique Nicole Rivoire.
« Pas d'inquiétudes » au Bourget. C'est aujourd'hui la rentrée au Bourget et le maire, Vincent Capo-Canellas (Nouveau Centre), s'interroge plus pour les deux ouvertures de classe qu'il a demandées, à l'école élémentaire Jean-Jaurès et à l'école maternelle Jean-Mermoz, que pour les effectifs des cantines. Quelque 1 300 repas par jour devraient être servis. « Il y a une légère hausse des inscriptions, due à un afflux de population, mais rien d'énorme. Avant la gratuité, nous avions déjà 85 % de fréquentation. Et nous avions redimensionné les réfectoires et les cuisines il y a quatre ans », précise le maire. « Début juillet, j'ai fait le bilan avec les parents d'élèves et ils n'avaient aucune remarque. C'est déjà entré dans les moeurs... Cela dit, ils ne doivent pas oublier d'inscrire leurs enfants s'ils veulent bénéficier de la gratuité. »
A Drancy, les échecs pour occuper les enfants. Les cantines de la ville n'ont fait l'objet d'aucun chantier spécifique pendant l'été. Difficile de prévoir les effectifs exacts des demi-pensionnaires dans une semaine, mais au regard des inscriptions, « rien ne permet de penser qu'on aura une explosion, comme on a pu en avoir au début de l'année », explique le député-maire, Jean-Christophe Lagarde (Nouveau Centre). En janvier, il avait dû faire face à un afflux de demi-pensionnaires, de 2 400 à 3 500 enfants.
Passées plusieurs semaines de tâtonnements, tout le monde s'est adapté. La ville, en embauchant 24 surveillants de cantine et trois agents d'entretien et en attribuant 50 € de prime aux employés des cantines, « pour le surplus de travail ». Les enseignants, comme à l'école primaire Jean-Macé, où l'on débute les cours un quart d'heure plus tôt le matin pour que trois services puissent avoir lieu le midi. Le délai d'attente des enfants étant allongé, le maire a demandé aux joueurs du club local d'échecs, le Cavalier bleu, de venir animer des séances d'initiation entre midi et deux. L'initiative connaît un beau succès et va être reconduite à la rentrée.
La CGT de Drancy, elle, est toujours mitigée. Elle parle depuis le début de recrutements et d'achats de matériel « insuffisants », de temps de repas trop courts, d'une partie du personnel mal formée... « Nous allons rester vigilants à la rentrée sur les questions d'hygiène et de conditions de travail, assure Henri Tamar. Les agents ont certes eu une prime, mais ils ont en moyenne 40 % de travail en plus. »
parisien aout 2007
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24.08.2007
À Drancy, une famille expulsée à coup de bélier
Vers 2 heures du matin, hier, Hadiye Oz s’est réveillée et ne s’est plus rendormie. Brûlée par une peur indomptable. La même qui intoxique chacune de ses nuits depuis le 3 juillet que la décision d’expulsion est tombée. La même qui lui a rongé le ventre et creusé le visage à mesure que l’échéance approchait.
Vers 7 heures, Hadiye a confié ses enfants à des amis. Vers 8 heures, la police a frappé. Une trentaine d’agents. Hadiye a refusé d’ouvrir. À l’aide d’un bélier, les forces de l’ordre ont défoncé la porte et l’ont traînée, hurlante, jusque sur le palier, hors de cet appartement où elle vivait avec sa famille depuis plus de quatre ans. Une intervention qui aurait pu être l’épilogue - violent, selon les témoignages - d’une bagarre qui oppose la mairie de Drancy, en Seine-Saint-Denis, à la famille Oz. Mais peu avant midi, le préfet faisait une proposition de relogement à Bobigny. Pour les soutiens de la famille, nombreux, hier, à tenter de s’opposer à son expulsion, la nouvelle sonne comme un désaveu de la décision de Jean-Christophe Lagarde, député et maire de la ville (Nouveau Centre), injoignable hier après-midi.
Petit retour en arrière. En 2003, le pavillon où vit la famille Oz essuie un incendie, victime collatérale du sinistre qui a ravagé la menuiserie voisine. Hadiye et Idris, son mari, font une demande de relogement d’urgence. La mairie leur propose un quatre-pièces dans la cité Marcel-Cachin. Un bail de trois mois est signé, puis un second. Après quoi la mairie somme le couple et ses trois enfants de partir.
Faute d’autre solution, le couple engage des démarches pour être maintenu dans les lieux. Épaulé par le collectif des mal-logés, la CNL et les communistes de la ville, il se lance dans une bataille au long cours.
QUATRE ANS DE BATAILLE ACHARNÉE
« Nous nous sommes installés, nous avons refait les papiers peints, les travaux, tout », explique Hadiye, debout devant son appartement, dont l’entrée lui est désormais interdite. Elle continuera de payer les loyers jusqu’au bout, et l’OPHLM de les lui encaisser, tout en l’invitant à partir. Le rapport de forces durera ainsi quatre ans.
Mais, en juin, la mairie redouble de véhémence. Jusqu’à ce 3 juillet, donc, où le couperet tombe. L’intervention municipale ne s’arrête pas au commandement de partir. Alors qu’une pétition circule pour soutenir les Oz, Jean-Christophe Lagarde se fend d’une lettre à l’attention de (presque) tous les signataires du texte. Datée du 23 juillet, cette missive leur est adressée personnellement et à leur domicile. Le député et maire y affirme que la famille Oz a menti, que son pavillon n’a pas été détruit, pas plus que son mobilier. Rappelant qu’elle faisait l’objet d’une procédure d’expulsion pour loyer impayé avant même l’incendie de son pavillon, il conclut que « les communistes de Drancy soutiennent des gens qui pénètrent dans des appartements à partir de fausses déclarations ». Calomnie, assurent les concernés. « Les constats d’assurances témoignent des dégâts », explique Nathalie Vasseur, première secrétaire du Parti communiste de la ville. « Et si la famille Oz refusait de s’acquitter du loyer de son ancien logement, c’est parce que le propriétaire refusait de rembourser des travaux légalement à sa charge. »
Dix voitures pour une seule famille
Les pratiques du maire flirtent avec les limites de la démocratie, estime-t-elle. La lettre, bien sûr, mais aussi la brutalité de l’intervention policière - dix voitures, pour une seule famille -, qui a surpris militants, élus de l’opposition (PCF et LO) et voisins. Certains affirment avoir été traînés par terre. L’un deux a été menotté, puis embarqué, sans poursuite, toutefois.
« Le fait que le préfet ait proposé un relogement prouve bien que le dossier des Oz tient la route », estime par ailleurs Nathalie Vasseur. Ni voyous, ni voleurs, assure de la même façon le collectif des mal-logés : les Oz sont la cible d’un acharnement de la part de la mairie. Qui les a, quoi qu’il en soit, bannis de la ville où ils habitaient depuis plus de treize ans.
Marie-Noëlle Bertrand
Humanité 23 aout 2007
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23.08.2007
Expulsion Drancy
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22.08.2007
Drancy sur Bellaciao
EXPULSION LOCATIVES : A DRANCY NUEE DE POLICIERS…
Les expulsions locatives se multiplient : profitant des congés d’été, le Député Maire LAGARDE, procède, avec l’aide du Préfet et des forces de l’ordre, à l’expulsion de dizaines de familles.
Ce mercredi 22 août 2007, des dizaines de policiers, venus de plusieurs commissariats voisins (Drancy, Bobigny, Pantin…) ont fait irruption dans un immeuble de la cité Marcel Cachin pour expulser une famille manu militari.
Alors que les talkies walkies policiers annoncent un début de cambriolage à Pantin, la priorité est à Drancy !
La famille concernée payait un loyer et avait été relogée d’urgence il y a 4 ans suite à l’incendie de son précédent logement. Elle a reçu un large soutien de son voisinage. Rassemblés les voisins et militants ont été violemment pris à partie par les forces de l’ordre et ceux - ci ont arrêté un des militants.
C’est finalement à coup de bélier que la police a défoncé la porte de l’appartement ou la famille n’avait aucune dette de loyer.
La violence, la brutalité employées ont particulièrement choqués tous les habitant présents.
Devant cette solidarité, l’indignation des élus présents, le préfet a proposé un appartement à Saint Denis, le militant a été libéré et est à l’hôpital pour examen.
La presse était présente et des militants ont filmé l’intervention.
A 18h30, le soir même, à la Place de la Mairie de Drancy, 70 personnes, militants politiques et associatifs, syndicalistes, élus PCF, LO se réunissaient pour créer un comité de vigilance DRANCY contre de tels actes dignent d’un autre temps.
20:10 Publié dans PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.06.2007
Liberté de dire...
Forte hausse des discriminations syndicales en Seine-Saint-Denis
Répression . Un rassemblement est organisé, aujourd’hui, par la CGT devant le tribunal de Bobigny pour dénoncer la multiplication des procédures judiciaires engagées contre des syndiqués.
« Il y a aujourd’hui une tentative du patronat d’instrumentaliser la justice pour taper sur les syndicats », dénonce Ali Bettahar, l’un des responsables de l’union locale CGT de Sevran-Tremblay. Lui et son épouse Nouara, déléguée CGT du magasin Atac de Villepinte, sont convoqués aujourd’hui au tribunal de grande instance de Bobigny pour diffamation. Ils sont accusés d’avoir diffusé un tract soupçonnant le directeur de l’époque de harcèlement sexuel (lire encadré).
« Les employeurs refusent de respecter les libertés syndicales. Et ce qui est nouveau, c’est qu’ils utilisent la justice contre des militants », a dénoncé Alain Guinot, secrétaire confédéral de la CGT lors d’une conférence de presse organisée lundi à Roissy. « Nous sommes inquiets de la criminalisation de l’action syndicale sur le département, confie Thierry Dumez, responsable de la CGT en Seine-Saint-Denis. Ce sont des pratiques archaïques que nous refusons de banaliser. Il faut imposer le progrès social face à cette logique ultralibérale et répressive. »
L’exemple type de cette judiciarisation de la répression syndicale, c’est Manuel Goncalvez, agent de maîtrise chez Servair, la filiale de restauration d’Air France (lire l’Humanité du 6 juin). Accusé d’avoir falsifié une pétition le soutenant, signée par 300 personnes dont 10 se sont rétractées, ce militant CGT a été convoqué le 7 juin par un juge d’instruction après la plainte de la direction pour « faux et usage de faux ». « Je suis sûr de moi, je n’ai jamais triché. Des signataires sont revenus sur leur signature à cause des pressions de la direction », se défend-t-il. Quoi qu’il en soit, le juge a produit une ordonnance de placement sous contrôle judiciaire pour « faux et usage de faux ». Il n’a pas le droit de sortir du territoire et d’entrer en relation avec l’un des signataires de la pétition, sous peine de deux ans de prison et de 600 000 euros d’amende. Interdiction absolue également de parler avec un témoin, au risque d’être placé en détention provisoire.
Autre exemple dénoncé par la CGT, celui d’Henri Tamar. Employé communal à Drancy et responsable syndical, il a été condamné à payer 1 000 euros d’amende, 4 000 euros de dommages et intérêts et 1 500 euros de frais de justice pour diffamation envers son employeur, le maire centriste Jean-Christophe Lagarde. Il avait distribué, en 2005, un tract dénonçant la précarisation des employés de la mairie. « Il y a eu des changements importants à Drancy depuis l’arrivée de M. Lagarde. En 2001, toutes les subventions versées aux syndicats ont été supprimées. Et depuis 2005 le dialogue social est totalement rompu », se désole-t-il.
« Le pire dans tout ça, c’est que ce n’est pas spécifique à la Seine-Saint-Denis, conclut Alain Guinot, pour la confédération. Il faut obliger les pouvoirs publics à réagir. Aujourd’hui c’est pour un tract ou une pétition qu’on nous envoie devant les tribunaux. Demain ce sera quoi ? »
Maël Lefeuvre
Humanité juin 2007
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29.04.2007
JUSTICE !
| Fonction publique | |
| Un représentant CGT des agents de la ville de Drancy a comparu le 23 avril devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour "diffamation publique", sur plainte du député-maire Jean-Christophe Lagarde (UDF), pour un tract consacré à la "précarisation" des emplois municipaux. | |
18:59 Publié dans PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.04.2007
L’UDF JC LAGARDE de Drancy demande 20 000 euros à un syndicaliste CGT employé de la Ville
DRANCY Un delegue CGT juge pour diffamation contre le maire
HENRI TAMAR, délégué CGT de la ville de Drancy, a été jugé hier par le tribunal correctionnel de Bobigny pour « diffamation publique », à la suite de la plainte déposée en octobre 2005 par le député-maire Jean-Christophe Lagarde (UDF), pour un tract consacré à la « précarisation » des emplois municipaux. Le premier magistrat de Drancy, représenté par son avocate, a demandé 15 000 euros de dommages et intérêts, pour la « malveillance et l’acharnement » dont il se sent victime. L’éditorial incriminé, rédigé « collectivement » selon Henri Tamar, évoquait un « grand lessivage des employés », des situations dépassant « les limites du traitement humain » et des recrutements de contractuels « en usant des faiblesses de contrôle de légalité de la préfecture ». L’avocat du prévenu, Patrick Roulette, a plaidé la relaxe, arguant que les accusations portées étaient contre l’employeur de la commune et non contre la personne de Jean-Christophe Lagarde, qui ne pouvait donc pas se prévaloir d’être ainsi sali. Il a également affirmé que la diffusion du tract n’avait pas de caractère « public », puisque limitée aux agents territoriaux de la ville de Drancy. Départageant ce qui à son sens relevait du « débat » légitime ou de la diffamation, le procureur a demandé la condamnation d’Henri Tamar pour certains des propos diffusés à l’été 2005, sans requérir de peine précise. Le délibéré est attendu le 21 mai.
Parisien 24 avril 2007
DRANCY Le syndicaliste de la mairie face aux juges NOUVELLE passe d’armes entre le syndicat CGT des communaux de Drancy et le maire UDF, Jean-Christophe Lagarde : cet après-midi, à la même audience correctionnelle que les rappeurs et éditeurs du CD de rap de Bobigny (lire ci-contre), le secrétaire général de la CGT de Drancy, Henri Tamar, comparaît pour un autre genre de diffamation. Celle-ci due à un tract syndical de quatre pages, distribué en 2005 à travers la ville, et qui mettait en cause la politique du maire à l’égard du personnel municipal et en matière de « précarité de l’emploi » dans la fonction publique territoriale. Poursuivi seul pour un tract qu’il défend de son côté comme un document syndical, donc collectif, Henri Tamar dénonce aujourd hui « la criminalisation de l’action syndicale ». Ce n’est pas non plus la première bataille judiciaire entre le fonctionnaire et son « patron », tour à tour plaignant et poursuivi, et ce nouveau procès ne sera sans doute pas le dernier. Henri Tamar estime que « M. Lagarde n’en est pas à son coup d’essai contre le syndicalisme » et l’épingle notamment pour avoir « retiré les moyens de fonctionnement de la bourse du travail et des syndicats de la ville, fait appel à la police municipale pour entraver une distribution de tracts à la population », ou « plus récemment bloqué les efforts syndicaux pour contrôler les conditions de travail dans les cantines scolaires, nouvellement gratuites et où les enfants affluent ». Des soupçons d’opacité exprimés publiquement, qui risquent donc de valoir de nouvelles aigreurs juridiques au syndicaliste et au député-maire. E.S.
Parisien du 23 avril 2007
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30.01.2007
Revue de préssé
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"Monsieur le Maire nous avait dit..." par la compagnie des oubliés
Greve dans les cantines des ecoles
REPAS FROIDS au menu hier dans les cantines des écoles de Drancy : les agents techniques en charge de la restauration scolaire étaient en grève pour réclamer une prime, et protester contre le surcroît de travail depuis la gratuité instaurée le 8 janvier.
Hier matin, devant la mairie, une petite centaine d'agents communaux s'est rassemblée sous l'oeil des caméras de télévision. " Nous réclamons notre indemnité d'exercice de mission de préfecture (IEMP), une prime de 100 euros que touchent déjà les agents techniques du Bourget. Nous appartenons à la même communauté de communes, nous voulons les mêmes droits ! " lance Henri Tamar, responsable de l'union locale CGT de Drancy. A cette grève prévue depuis le mois de décembre sont venus se greffer les mécontentements liés à la gratuité des cantines, qui ont vu arriver 900 enfants supplémentaires. " Nous demandons 18 agents de plus, un par école, pour répondre à cet afflux ", poursuit le cégétiste. Muriel et ses collègues de l'école Joliot-Curie, elles, sont venues " pour la prime ". " Nos salaires plafonnent à 1 200 euros net primes comprises ", justifient les cantinières.
Selon Jean-Christophe Lagarde, député-maire UDF de Drancy, qui a relevé " 22 grévistes sur 85 agents ", cette nouvelle prime coûterait 1,5 million deuros à la ville. " Il faudrait augmenter les impôts de 5%, je peux très bien organiser un référendum pour demander aux Drancéens ce qu'ils en pensent ", ironise l'élu. Pour faire face à la saturation de certaines cantines, le réfectoire de l'école Dewerpe sera agrandi pendant les vacances de février. Et à l'école Jean-Macé où les aménagements ne pourront être réalisés avant 2008, la ville compte solliciter le conseil d'école pour modifier les
horaires des cours.
Marjorie Corcier
Parisien 30 1 2007
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Libération mardi 30 janvier 2006
Au début, les parents n'y ont pas cru. Jean-Christophe Lagarde, député-maire (UDF) de Drancy, venait d'annoncer la cantine gratuite pour tous les élèves de primaire de sa ville. C'était juste après Noël. Le lundi de la rentrée, 500 élèves supplémentaires ont déjeuné à l'école. «Et le bouche à oreille a fonctionné», raconte Henri Tamar, représentant CGT des agents territoriaux.
Hier, ils étaient presque 900 de plus qu'en 2006 à déjeuner sur place. «On s'attendait à voir arriver 450 demi-pensionnaires de plus, explique le maire. On se retrouve avec le double, toute une partie de la misère sociale qui avait été ignorée jusque-là.»
Croque-au-sel. Le problème, c'est que l'infrastructure et le personnel ne semblent pas avoir suivi. Alors, hier, c'était pique-nique : tomate à la croque-au-sel, chips et sandwich pour tout le monde. Les agents techniques et le personnel des cantines de Drancy étaient en grève pour obtenir une prime de 2 200 euros annuels et dénoncer leurs conditions de travail. Mille enfants de plus et seulement trois personnes en renfort pour les servir, ont calculé les membres de la CGT ou des parents d'élèves. «Le maire avait dit que ce temps de cantine serait un temps d'éducation, pour éviter les
problèmes d'obésité», se souvient Thierry Bégasse, vice-président FCPE du primaire sur la commune. Impossible avec un éducateur pour 43 élèves, constate-t-il. «Avant, il y avait un éducateur pour 32 enfants, raconte Henri Tamar. On pouvait faire de la pédagogie.» Plus le temps maintenant. Plus le temps non plus, disent-ils, de nettoyer les plateaux, «on peut seulement les essuyer, c'est moins hygiénique», continue Henri Tamar.
Même le temps pour manger s'est réduit. Le réfectoire et les fours qui réchauffent les plats sont trop petits. Les CM2, souvent les derniers dans l'ordre de passage, ne peuvent aller manger qu'à 13 h 20-13 h 30, soit l'heure à laquelle ils devraient déjà être sortis. Les instituteurs les plus souples leur disent de ne pas se précipiter et de finir de déjeuner tranquilles. Ce n'est pas toujours le cas : «A force d'entendre "dépêche-toi, dépêche-toi", certains vomissent, continue Henri Tamar, ça fait donc plus de temps passé par les agents à nettoyer.» «Contrepartie». Jean-Christophe Lagarde le reconnaît : «En étant à l'avant-garde, on essuie les plâtres. On a des problèmes d'adaptation, mais qui sont en passe d'être réglés.» Des plateaux supplémentaires devraient arriver dès aujourd'hui, des travaux d'extension sont prévus, des ajustements horaires pour augmenter le temps de repas vont être mis en place. A ces difficultés est venue s'ajouter une autre polémique, après que les services sociaux de la mairie, qui aimeraient bien connaître un peu plus ces nouveaux demi-pensionnaires, «ont envoyé une lettre leur demandant devenir s'inscrire avant le 1er février avec des papiers d'identité, des bulletins de salaires et un revenu d'imposition, dénonce Thierry Bégasse de la FCPE. Pourquoi, puisque la cantine est gratuite ? Il existe d'autres moyens pour repérer les familles en difficulté.» Le maire explique qu'il a besoin de ce recensement pour «faire un bilan social» et pointer des «questions d'organisation pratique, par exemple pour prévoir le nombre de menus sans porc». «C'est la seule contrepartie que je leur demande», insiste-t-il. Mais le doute est installé, la CGT craint que ce recensement serve à «établir des critères pour faire un choix à un moment donné».
Le succès de la gratuité de la cantine à Drancy crée des problèmes
d'organisation
LE MONDE | 30.01.07 | 15h12 . Mis à jour le 30.01.07 | 15h12
Radis rose, croquant de concombre, ravioli de volaille à l'italienne : ce
lundi 29 janvier, le menu proposé à la cantine était tentant. Mais les
élèves de l'école primaire Jean-Macé, à Drancy (Seine-Saint-Denis), ont dû
se contenter d'un repas froid. Dans cet établissement scolaire, l'un des
plus importants de la ville, les neuf personnes chargées de la cantine et du
ménage avaient répondu à l'appel à la grève de la CGT. Comme l'avaient fait,
sur toute la commune, une centaine d'agents techniques et administratifs.
Le préavis de cette grève, visant à dénoncer "la détérioration des
conditions de travail" des agents techniques de Drancy et à réclamer une
prime mensuelle de 200 euros au titre de "l'indemnité d'exercice de mission
des préfectures", avait été déposé fin décembre 2006. Soit plusieurs jours
avant la décision, annoncée le 4 janvier par les maires UDF de Drancy et Le
Bourget, de rendre la cantine gratuite pour tous, à partir du 8 janvier,
dans les écoles primaires de ces deux communes (Le Monde du 6 janvier). La
CGT n'en comptait pas moins sur la mobilisation des personnels des cantines
des établissements scolaires de la ville, débordés depuis la rentrée par un
afflux de 900 enfants supplémentaires. Dont 100 pour la seule école
Jean-Macé, où 350 des 435 élèves inscrits mangent désormais sur place.
DÉPLACER LA BIBLIOTHÈQUE
Murs repeints de frais, tout en jaune et bleu, il est pourtant bien joli, ce
réfectoire. Mais il n'est équipé que d'une seule rampe de service, et de
plans de travail petits et incommodes. Et il ne suffit pas d'augmenter le
personnel pour accueillir correctement cent demi-pensionnaires de plus. Ni
de casser les murs comme cela sera fait dans une école voisine. Il faut
déplacer la salle de bibliothèque, construire de nouveaux locaux, engager
des travaux de fond. Autant dire s'armer de patience.
"Sur les dix-sept réfectoires d'écoles primaires de la commune, sept ont
connu des difficultés matérielles d'adaptation après l'instauration de la
gratuité des repas, dénombre Jean-Christophe Lagarde, député et maire UDF de
Drancy. Il a fallu changer un four ici, là un lave-vaisselle... Mais la
plupart de ces problèmes sont déjà résorbés, ou en passe de l'être." Sauf à
Jean-Macé, où la capacité d'accueil, reconnaît-il, "a été très largement
dépassée".
La solution ? En attendant les indispensables travaux (prévus pour l'été
2008), elle pourrait passer par un réaménagement des horaires. Dans les
écoles de la commune, les cours commencent à 9 heures. S'ils débutaient une
demi-heure plus tôt, cela laisserait deux heures de temps libre pour le
déjeuner, au lieu d'une heure trente actuellement. Ainsi, les derniers
élèves à être servis cesseraient-ils d'avoir vingt minutes de retard sur les
cours de l'après-midi. Une mesure qui satisfait le représentant de la FCPE -
principale fédération de parents d'élèves à Drancy -, mais qui poserait un
autre problème : hormis la petite demi-heure passée au réfectoire, les
enfants n'auraient pas d'autre lieu d'accueil, durant ces deux heures, que
la cour de récréation.
Catherine Vincent
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Article paru dans l'édition du Monde du 31.01.07
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27.01.2007
Drancy Inquiétude autour des cantines gratuites
TROIS SEMAINES après l'instauration par les maires UDF de Drancy et du Bourget de la cantine gratuite dans toutes lesécoles primaires, cette première hexagonale provoque toujours inquiétudes et interrogations parmi les parents d'élèves et les enseignants. Ils étaient une cinquantaine hier soir (en grande majorité de Drancy) à les exprimer lors de la réunion publique organisée par la FCPE, la FSU Snuipp et CGT. Parents et enseignants de plusieurs écoles de Drancy ont confirmé ce que ces derniers relataient, il y a une semaine.
L'afflux de 900 nouveaux demi-pensionnaires provoque des perturbations : temps de repas écourté, attente allant jusqu'à une heure et demie pour les derniers servis, classes énervées l'après-midi. Une directrice s'inquiète d'accueillir dans le réfectoire plus d'enfants que la commission de sécurité ne l'y autorise, une enseignante assure que son école a perdu six heures de cours à cause des retards. Pour autant, ils ne veulent pas que cette mesure s'arrête. « On veut juste trouver des solutions pour améliorer la situation et avoir des explications », précise le président de la FCPE Drancy, Gérard Gressin, qui évoque un courrier de la ville de Drancy du 19 janvier qui remettrait en cause la gratuité pour tous. Cette lettre annonce qu'elle ne sera pas applicable à partir du 1 e r février aux familles qui ne déjeunaient pas à la cantine avant le 8 janvier et qui ne se seraient pas présentées en mairie avec leur avis d'imposition et leurs trois derniers bulletins de salaire.

DRANCY, HIER. Parmi les sujets d'inquiétude, ce courrier brandi par le président de la FCPE locale, Gérard Gressin, lors d'une réunion publique. Il remettrait en cause la gratuité des cantines pour tous. (LP/ERIC BUREAU.)
E.B.
Le Parisien , samedi 27 janvier 2007
Le personnel lui sera en grève, lundi 29 janvier 2007 pour de meilleurs conditions de travail et pour la reconnaissance de leur prime d'IEMP de 100 € mensuel.
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